Mon accueil à moi-même

Trop souvent les gens me prêtent des intentions qui ne sont pas les miennes. Pourtant j’essaye d’être honnête dans chacune de mes attitudes. Dans ce que je dis, ce que je fais, il n’y a pas d’autre intention que celle que j’y mets, tout simplement.

 

Aujourd’hui,

- ce n’est pas parce que je m’écoute que je ne vous écoute pas,

- ce n’est pas parce que je me regarde que je ne vous regarde pas,

- ce n’est pas parce que je me respecte que je ne vous respecte pas,

- ce n’est pas, non plus, parce que j’ai de l’estime pour moi que je n’ai pas d’estime pour vous,

- ou encore, ce n’est pas parce que je m’aime que je ne vous aime pas,

- en fait, ce n’est pas parce que je prends ma place que je ne vous laisse pas la vôtre.

Et oui…

Cela peut paraître évident à certains, mais pour moi c’est une découverte récente :

« Prendre ma place, ce n’est pas vous priver de la vôtre. »

On a tous notre place. Je peux suivre mon chemin et avancer sans nuire à qui que ce soit.

 

Je suis responsable de ce que je choisis de faire de ma vie. Si vous faites à ma place, vous ne m’aidez pas. Et inversement, si je fais pour vous, à votre place, je ne vous aide pas. De ce fait, ma bienveillance ne rime pas toujours avec la bienséance. Ma bienveillance n’est pas toujours comprise. Elle n’est pas assez conventionnelle.

 

- Pour me construire, je n’ai pas besoin de détruire.

- Je ne donne pas pour recevoir et inversement, ce n’est pas parce que j’accepte de recevoir que je suis redevable, et cela quelle que soit ma gratitude.

- Ma générosité n’est pas manipulation.

- Mon amour n’est pas soumission.

- Ma légèreté apparente n’est pas indifférence.

- Mon silence non plus n’est pas de l’indifférence mais au contraire, mon silence est respect. Il est le temps que je vous accorde et que je m’accorde. Il peut aussi être discrétion et effacement lorsque la situation me semble le nécessiter. Avez-vous déjà écouté le silence ? Il est très bavard. Si bien que lorsque je veux bien l’entendre, j’en comprends le sens.

 

Mon éducation m’a appris que prétendre savoir, que parler de moi à la première personne du singulier ne se fait pas. C’est « déplacé », « impoli », « orgueilleux », et j’en passe…

Pourtant, ce n’est qu’en étant attentive à moi-même que je peux l’être avec vous. Tourner mon regard vers moi, c’est être avec moi, en Paix avec moi pour mieux me tourner ensuite vers l’extérieur, et donc, pour mieux tourner mon regard vers vous.

 

En conclusion,

Je ne vais pas vous dire ce que je suis ou ne suis pas, mais juste ce que je commence à comprendre.

Ma plus grande force, je ne la trouve pas en combattant des aprioris ou des illusions. Ma plus grande force c’est d’aimer, de m’aimer pour mieux vous aimer.

 

Ma force n’est pas combat.

MA FORCE EST AMOUR, tout simplement.

 

France-Emmanuelle

06/02/2014